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Une journée avec…

Une journée avec… Bruno GOMEZ

Vive l'offre globale !


L'offre globale, on en parlait il y a vingt ans déjà ! Et avec les mêmes certitudes. Bruno Gomez, lui, a toujours été convaincu que la réponse à la question énergétique ne se trouverait que si l'on appréhendait le bâtiment avec une vision globale, tous corps d'état confondus. « Et même plus loin encore, explique-t-il, puisqu'il faut aussi intégrer les différents modes d'occupation des bâtiments ». En fait, pour lui, tout contribue à modifier les performances d'un bâtiment : les matériaux choisis, la façon dont ils vont être mis en œuvre, les résultats des études thermiques, les performances de l'enveloppe du bâtiment… Aujourd'hui, les travaux de rénovation thermique dans l'existant donnent lieu à des propositions originales.
À titre d'exemple, avec ses offres Bleu Ciel, EDF se propose d'assurer la coordination et le suivi des travaux. « C'est certainement l'une des meilleures façons de pouvoir s'engager sur des résultats tangibles, convient Bruno Gomez, le temps où l'on ne vendait que de l'énergie pure est désormais définitivement révolu ».

Bruno Gomez, Directeur du développement du Pôle de compétence de Synergisud, à La Ciotat

«La performance énergétique d'un bâtiment, tous les corps de métiers en sont responsables.»

Vouloir résumer une journée avec Bruno Gomez, c'est à peu près aussi simple que de garer sa Cadillac Eldorado 1953 rue Mouffetard après vingt heures ! Rue Mouffetard ou dans n'importe quelle autre rue, d'ailleurs. En fait, peu importe. Parce que garer une Eldorado 1953, c'est justement aussi compliqué que vouloir résumer une journée avec Bruno Gomez. Vingt quatre heures n'y suffiraient pas…

À six heures du matin, alors que le réveil du commun des mortels n'a pas encore sonné, Bruno Gomez est déjà dans son bureau, devant son ordinateur. « Alors que nous avons réalisé pas loin de 2 000 études thermiques en 2008, nous devrions en boucler environ 6 000 cette année… » Bruno Gomez vous dit ça avec un naturel déconcertant. Comme si multiplier par trois l'activité du bureau d'études ne posait pas de problème particulier à l'entreprise : « Nous sommes en pleine phase de développement, confie-t-il, puisque nous venons d'ouvrir quatre agences à Nantes, Rennes, Bordeaux et Toulouse, et que nous allons prochainement en ouvrir de nouvelles à Paris, Lyon, Lille, Strasbourg et Metz ».


Dans le monde relativement fermé de la performance énergétique, Synergisud s'est fait sa place au soleil. Pourtant, la voie de Bruno Gomez semblait tracée ailleurs : « À 23 ans, j'étais déjà chef d'entreprise, explique-t-il, j'avais repris l'entreprise de menuiserie familiale et je dirigeais plus d'une vingtaine de salariés ». Chez les Gomez, on était menuisier depuis trois générations. Bruno était passé par l'école des métiers du bâtiment de Felletin, y avait ajouté une formation de gestionnaire, mais il semblait trouver le temps long : « Il n'y avait pas de véritable challenge », reconnaît-il.

C'est en 1990 qu'il entend parler de plafond chauffant : « À partir de là, tout s'est enchaîné très vite, explique Bruno, les formations suivies pour monter en compétence dans la thermique du bâtiment, le véritable défi à relever pour proposer du chauffage électrique basse température alors que les particuliers ne juraient que par le chauffage au gaz ou au fioul… » En fait, Bruno Gomez a acquis très vite la certitude qu'il ne fallait pas présenter le seul plafond ou le seul plancher chauffant : « Il nous fallait offrir un véritable concept de confort et d'économies d'énergie… ».


À la même époque, EDF « met le paquet » pour récupérer ses parts de marché perdues, le label Promotelec Confort Plus voit le jour, et les industriels prennent enfin conscience que la réponse sera globale ou ne sera pas. « Pour réussir à vendre des solutions globales intégrant l'énergie électrique, il fallait en vouloir, explique Bruno Gomez, et dépasser le cliché du convecteur grille-pain pour raisonner plus globalement au niveau du bâtiment lui-même ». Synergisud se lance alors dans la formation avec un succès certain puisque, aujourd'hui, cette activité représente la moitié de son chiffre d'affaires : « Les électriciens avaient abandonné tout pouvoir de prescription aux plombiers, et ils n'osaient même pas parler de chauffage électrique à leurs clients… ».


Véritable animateur du réseau de professionnels qu'il développe au service des acteurs du bâtiment, à travers ses activités de bureau d'études thermiques et d'organisme de formation, spécialisé dans l'habitat neuf et la rénovation, Synergisud partage son expertise autour d'un pôle de compétences constitué de partenaires à destination des clients professionnels. « Ce pôle de compétences a pour mission de proposer et de mettre en application les moyens complémentaires nécessaires aux entreprises, explique Bruno Gomez. Nous le faisons sous forme de services associés indispensables pour étendre une offre globale d'accompagnement dans l'acte de construire ou de rénover, en se servant de l'expérience que nous avons acquise sur le portage de ses offres. Ces moyens complémentaires permettent de répondre aux freins détectés sur le terrain ».


C'est donc la passion professionnelle de Bruno Gomez qui transforme les artisans en véritables prescripteurs, suivant un concept qu'il définit comme gagnant-gagnant : « Les artisans doivent être capables de proposer à leurs clients un diagnostic complet de leur habitat pour trouver les meilleures solutions énergétiques et les meilleurs prix ». Avant même que le DPE soit rendu obligatoire, Bruno et ses associés avaient compris que les professionnels du bâtiment devaient être capables d'aller plus loin et de s'engager sur un résultat : « Accompagné par notre bureau d'études, et en s'appuyant sur un véritable diagnostic thermique, un artisan peut tout à fait chiffrer les économies qui seront réalisées par son client ». Lorsqu'il est formateur également, Bruno Gomez ne ménage pas ses efforts tant il est convaincu que, lorsqu'il est bien formé, un professionnel du bâtiment saura se positionner comme un véritable prescripteur, quel que soit son corps d'état.


« Ce qui me fait avancer, c'est la certitude de pouvoir aller plus loin, d'obtenir de meilleures performances encore, de trouver les solutions qui nous permettront de mobiliser tous les professionnels de la construction autour de la performance énergétique et environnementale ». À la réflexion, garer une Fiat 500, ça serait sûrement aussi compliqué…