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2017 : une année de consolidation de la reprise

Publié le 16.12.2016

2016, l’année du retournement


Les indicateurs sont enfin passés au vert, après 8 années de recul quasi-continu de l’activité. Ainsi, le FFB par la voix de son président, Jacques Chanut, estime que l’année va se solder par une progression de l’activité de + 1,9 % en volume.


Cette reprise s’explique en grande partie par celle du marché du neuf, notamment dans le logement.

Le non résidentiel neuf s’inscrit également dans cette dynamique, excepté la commande publique qui pâtit encore du cycle électoral et de la baisse des dotations aux collectivités locales.
En détail, l’activité en logement neuf s’est redressée de 7,4 % en volume en 2016 (contre -3,0 % en 2015) avec près de 380.000 logement mis en chantier.
Le segment de l’amélioration-entretien, pour sa part connaît une nouvelle année atone, avec une hausse limitée de son activité à + 0,5 %.


Trois raisons principales l’expliquent cette embellie :

  • le dynamisme des ventes de logements neufs amorcé dès la fin 2014 et qui s’est poursuivi jusqu’en 2016, dans la promotion immobilière comme dans l’individuel diffus ;
  • le niveau historiquement bas des taux d’intérêt ;
  • enfin, l’environnement institutionnel propice, caractérisé par des dispositifs (PTZ, « Pinel ») qui ont retrouvé toute leur puissance.

 

2017, l’année de l’accélération

Le contexte macro-économique


Le cadrage retenu par la FFB se fonde les scénarii suivants :

  • Une croissance économique de l’ordre de + 1,3 % en volume ;
  • Un ralentissement des dépenses de consommation des ménages passant de + 1,6 % en 2016 à seulement + 1,2 % en 2017 compte tenu d’une petite remontée de l’inflation, en lien avec la hausse des prix de l’énergie ;
  • Un tassement de l’investissement des entreprises qui devrait cependant continuer à progresser de + 3,2 % en volume contre + 3,8 % cette année ;
  • Dans le sillage des taux d’investissement à long terme, inscription en légère hausse des taux des crédits immobiliers sur la fin de 2017.

L’environnement institutionnel


S’agissant de l’environnement institutionnel, les principales mesures soutenant l’activité du logement sont reconduites en l’état pour 2017 :

  • Le PTZ dans le neuf, qui permet aux ménages primo-accédants de bénéficier d’un prêt sans intérêt jusqu’à hauteur de 40 % du prix de l’opération dans toutes les zones, assorti de longs différés de remboursement. Pour ce qui concerne l’ancien, le même dispositif reste réservé aux seules opérations incluant de gros travaux ;
  • Le dispositif « Pinel » d’incitation à l’investissement locatif privé neuf, caractérisé par une réduction d’impôt de 12 à 21 % du prix du bien selon l’option de durée de location retenue (6, 9 ou 12 ans) et ouvert à la location pour les ascendants et descendants ;
  • La TVA à taux réduit, avec un taux de 5,5 % concernant les travaux de rénovation énergétique et de 10 % pour les autres travaux sur des logements de plus de deux ans ;
  • Le Crédit d’impôt transition énergétique (CITE) qui permet aux ménages de bénéficier d’un crédit d’impôt équivalent à 30 % du montant de certaines dépenses de rénovation énergétique engagées dans la résidence principale.

Il convient toutefois de noter que le secteur social pourrait se voir supprimer l’exonération systématique de TFPB pour les nouveaux logements construits dans les communes détenant au moins 25 % de logements sociaux, ce qui contraindrait les plans de financement des organismes HLM.


Dans ce contexte, selon la FFB, la croissance de l’activité bâtiment s’amplifiera en 2017, à + 3,4 % en volume. Alors que le marché de l’amélioration-entretien restera peu dynamique (+0,9 %), le marché du neuf accélèrera (+7,0 %).


Le retournement de 2016 et l'accélération de 2017 se traduiront par la création nette d’environ 10.000 emplois, à comparer aux quelque 170 000 emplois détruits depuis 2008.

Il faudra cependant veiller à ce que l’environnement institutionnel post-élection présidentielle ne modifie pas profondément la donne, faute de quoi le bâtiment connaîtrait la même cassure qu’en 2012.

En savoir plus (chiffres bilan 2016 et prévisions 2017)