> > > La valeur verte sur le marché de l’immobilier

La valeur verte sur le marché de l’immobilier

Publié le 03.12.2013

A l’appui de plusieurs études, nationales et internationales, regroupées et analysées dans un dossier que vient de publier le Plan Bâtiment Durable, il est aujourd’hui avéré que la performance énergétique et environnementale (la valeur verte) des biens immobiliers est de plus en plus prise en considération par le marché. Un phénomène qui concerne à la fois le secteur résidentiel et tertiaire.

En secteur résidentiel

L’étude publiée en septembre 2013 par l’association DINAMIC (Développement de l’information notariale et de l’analyse du marché immobilier et de la conjoncture) émanant du Conseil supérieur du notariat et de la Chambre des notaires de Paris donne pour la première fois en France un ordre de grandeur de la « valeur verte » pour les maisons individuelles.
Elle montre, sur la base des ventes de maisons individuelles sur la période 2010 -2011, l’impact de l’étiquette énergie en pourcentage du prix équivalent au prix d’un bien de référence (classe D) par rapport  aux prix des biens classés A, B, et C d’une part, et E, F et G d’autre part. Ainsi :

  • Pour les maisons dotées de l’étiquette énergie A ou B, le prix de vente est de 14 à 27% supérieur au prix de vente d’une maison équivalente ayant l’étiquette énergie D selon les régions ;
  • Pour les maisons ayant l’étiquette C, cette différence est de +10 à +15% selon les régions ;
  • Pour les maisons ayant l’étiquette E, elle est de - 7 à - 16% selon les régions
  • Pour les maisons ayant l’étiquette F, elle est de - 10 à - 22% selon les régions ;
  • Pour les maisons ayant l’étiquette G, elle est de - 13 à - 28% selon les régions.

Des résultats corroborés par une autre étude, commandée cette fois par la Commission européenne en avril 2013, qui établit elle aussi, dans les pays étudiés dont la France, une forte corrélation entre l’efficacité énergétique d’un bien et la valorisation de son prix de vente. Une valorisation de l’ordre de 3 % à 4 % pour le passage d’une classe de performance énergétique à la classe supérieure pour les appartements.

En secteur tertiaire et à l’étranger

La même tendance, à des degrés divers, s’observe également en ce qui concerne la valeur locative des bâtiments tertiaires entre des immeubles verts et des immeubles « haut de gamme » non verts.
En Europe comme aux Etats-Unis et au Canada, diverses études observent les mêmes phénomènes. Elles montrent notamment :

  • l’attirance du public et des investisseurs pour les bâtiments à forte performance énergétique,
  • la pratique de prix de vente ou de location supérieure aux bâtiments à performance moyenne,
  • des économies d’énergie réalisées en cours d’exploitation qui permettent de compenser, dans des délais raisonnables, le surcoût occasionné lors de la construction, dès lors que l’utilisation est optimisée.

Il s’agit d’une tendance lourde et à long terme qui va s’accentuer à mesure que la transition énergétique se développera et aura pour effet de dévaloriser les biens peu performants et revaloriser des biens performants.

Toutes les études analysées et citées dans le dossier publié par le Plan Bâtiment Durable sont  consultables et téléchargeables.