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La confiance des Français accordée aux énergies renouvelables toujours aussi forte

Publié le 02.02.2017

Passé « l’effet COP 21 » (voir le baromètre 2016) les Français  manifestent toujours une très grande confiance pour les énergies renouvelables (au plus haut 80 % pour les pompes à chaleur et au plus bas 70 % pour les panneaux photovoltaïques), même si leur intention d’équipement de leur résidence principale semble un peu marquer le pas (- 4 points par rapport à 2016 pour l’ensemble des personnes interrogées et – 6 points auprès des propriétaires. A contrario, le baromètre enregistre plusieurs « plus hauts historiques » ce qui permet à André Joffre, président de l’association Qualit’EnR, d’affirmer que « si le secteur en 2016 n’affiche pas une santé extraordinaire, les signes de la reprise semblent devant nous ». Revue de détail.

Les énergies renouvelables : un enjeu sociétal majeur pour les Français


Une nouveauté d’actualité, plutôt bien venue, dans ce 7ème baromètre, OpinionWay a sondé les Français sur les candidats à l’élection présidentielle et la question des énergies renouvelables (EnR).

A quelques mois de l’échéance et au démarrage de la campagne (interviews réalisées entre le 5 et le 9 janvier soit avant même les débats du premier tour des primaires de la gauche) 77 % des Français estiment que la question des énergies renouvelables n’est pas suffisamment abordée dans les débats présidentiels.

Dans un contexte général de défiance envers les hommes  politiques, leur confiance dans les candidats pour développer les EnR demeure faible (moins de 30 % d’opinion favorable pour le premier d’entre eux). Spontanément ils placent en tête Emmanuel Macron (29 %), Jean-Luc Mélanchon (26 %), François Fillon (24 %) François Bayrou et Benoit Hamon (respectivement  à 22 % et 21 %) loin devant Yannick Jadot (candidat écologiste) à seulement 17 %.
Une fois corrigé de l’item « ne connaît pas ce candidat » qui par exemple atteint 46 % pour Yannick Jadot, le classement devient :
1/ Yannick Jadot (34 % de confiance), 2/ Emmanuel Macron (32 %), 3/ Jean-Luc Mélanchon (28 %), 4/ François Fillon (26 %).

Ils leur restent un peu plus de trois mois pour s’emparer de ce qui apparaît comme un vrai sujet de campagne et convaincre les Français qui, par ailleurs estiment à 71 % que la France doit accélérer le rythme de développement des EnR.

Ils sont 98 % à vouloir encourager le développement d’au moins un type d’EnR

  • le solaire thermique : 92 % (en hausse de 5 points par rapport à 2016)
  • l’éolien : 85 % (en hausse de 7 points par rapport à 2016)
  • la pompe à chaleur : 83 % (en hausse de 1 point par rapport à 2016)
  • les panneaux photovoltaïques : 82 % (en hausse de 1 point par rapport à 2016)
  • le bois énergie 69 % (en chute de 4 points par rapport à 2016)

Ils ne sont que 40 % à souhaiter le développement du nucléaire, 20 % le gaz de schiste et 17 % le charbon.

L’image des EnR au beau fixe, mais les intentions d’équipement marquent le pas


Les EnR sont parées de presque toutes les qualités. Elles :

  • Respectent de l’environnement : 93 %  (plus haut historique depuis 2012)
  • Favorisent l’indépendance énergétique : 89 % (plus haut historique depuis 2012)
  • Permettent de se sentir bien chez soi : 88 % (plus haut historique depuis 2012)
  • Permettent de faire des économies : 79 %.

A retenir cependant que l’item « permet de faire des économies » a toujours été celui le moins partagé et qu’il ne progresse pratiquement pas (il était même de 81 % en 2011, année du premier baromètre).

Ils sont par ailleurs 91 % (+ 3 points par rapport à 2016) à souhaiter vouloir consommer directement l’électricité produite par les panneaux photovoltaïques. Sur ce point, André Joffre a tenu à rappeler que le cadre juridique est attendu dans les prochains mois. Une Commission Mixte Paritaire doit en effet se réunir dans les tous prochains jours afin de clarifier définitivement cette pratique plébiscitée par les Français et favoriser ainsi son essor.

Pour leur part, la confiance accordée aux EnR se maintient à un niveau très élevé, variant entre 80 % de confiance pour la pompe à chaleur et 70 % pour les panneaux photovoltaïques.

Quant aux intentions de s'équiper dans l’année, si la pompe à chaleur (31 % soit + 12 points par rapport à 2016) arrive en tête des aspirations d'équipement, les chaudières à bois (26 % dans l’année) et l’insert (18 % dans l’année) sont en perte de vitesse (respectivement moins 14 points et moins 15 points par rapport à 2016). Tous les autres équipements affichent une relative stabilité.

Outre le prix, les freins identifiés sont :

  • une connaissance insuffisante des équipements (37 %)
  • les difficultés administratives pour obtenir des aides (36 %)
  • une méfiance quant aux économies d’énergie réelles (34 %)

A noter qu’encore 28 % des personnes interrogées déclarent ne pas connaître les aides destinées à faciliter l’achat d’équipements utilisant les EnR (crédit d’impôt, prêt à taux zéro et aides régionales)

RGE un gage de confiance de plus en plus certain


En ce qui concerne les installateurs, avec un taux de confiance à 67 % (plus haut historique et une progression constante depuis le premier baromètre où il n’était que de 52 %) il est notable que constater que ce taux monte :

  • à 83 % lorsque les installateurs disposent d’un label de qualité ou d’une certification (plus haut historique) ;
  • à 76 % dès lors que l’installateur dispose de références d’installation ;
  • à 75 % lorsqu’il est conseillé par un proche ;
  • et à 63 % lorsqu’il est implanté près de chez soi (plus haut historique).

Proximité et RGE semblent donc être la formule gagnante pour les installateurs. Une incitation supplémentaire pour devenir RGE.

Rappel méthodologique

Echantillon de 1001 personnes représentatif de la population française selon la méthode des quotas.
Interviews réalisés par questionnaire auto-administré en ligne du 5 au 7 janvier 2017.
Marge d’incertitude : 1,5 à 3 points

Télécharger l’intégralité de l’étude.