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La France poursuit son effort en matière de production électrique renouvelable

Publié le 16.01.2017

C’est l’information principale de cette septième édition du barème de l’association Observ’ER qui considère que le rythme actuelle de croissance toutes énergies confondues (éolien, solaire, hydroélectricité, biomasse, biogaz, etc.) demeure insuffisant pour atteindre les objectifs nationaux de 2025.

 

L’objectif à l’horizon 2023 sera difficile à atteindre

Si à fin 2016, avec plus de 46 gigawatts (GW) de capacité de production d'électricité à partir d'énergies renouvelables, l’électricité verte poursuit sa croissance (+ 5 % en 2016)  dans l’Hexagone, l’association Observ’ER note qu’une simple projection de la tendance actuelle jusqu’en 2023 ne permettra pas à la France d’atteindre ses objectifs qui se situent dans une fourchette comprise entre 71 et 78 GW.

2016, une année de transition


Depuis début 2016, la majeure partie des nouvelles installations de production d’électricité renouvelable n’a plus accès au dispositif de tarif d’achat qui soutenait les filières électriques depuis plus de dix ans.

Remplacé par le complément de rémunération ce nouvel outil de référence s’applique désormais à pratiquement toutes les filières EnR : hydraulique, photovoltaïque, incinération d’ordures ménagères, biogaz et géothermie. Or, les arrêtés tarifaires attendus début décembre 2016, n’ont finalement été publiés qu’en mai ce qui a immanquablement pénalisé certaines filières.

Si sur plusieurs aspects, le nouveau mécanisme de soutien est comparable à celui des obligations d’achat, il y a cependant des éléments nouveaux qui sont introduits dans l’équation et qui sont autant d’incertitudes à gérer pour les producteurs.
Ainsi, les acteurs vont devoir désormais composer avec la volatilité des prix de l’électricité ce qui peut avoir des conséquences directes sur l’attitude des financeurs (et notamment des banques) vis-à-vis de leurs projets.

Enfin, une augmentation des taux d’intérêts des emprunts, que l’on ne peut exclure, aurait en outre des conséquences lourdes sur la rentabilité des réalisations.

2016, une année globalement positive


Alors que l'éolien et le solaire semblent retrouver un rythme plus dynamique de développement, avec une croissance respective de 7,8 % et de 7,1 % par rapport à l'an dernier, l’hydraulique stagne faute de grands projets, malgré le potentiel de la petite hydroélectricité.
Les énergies marines (éolien en mer, hydrolien, marée-moteur, etc.) progressent beaucoup moins vite que prévu compte tenu des difficultés diverses rencontrées par les acteurs lauréats des premiers appels d’offres. Il est d’ores et déjà acquis que les dates de mise en route initialement prévues des six chantiers concernés ne seront pas tenues.
De leur côté, la biomasse et la production de gaz semblent avoir le plus souffert de la refonte du dispositif de soutien et, si de nombreux projets sont prêts seuls des textes réglementaires structurants et pérennes permettront le retour à un certain dynamisme en 2017.

Chiffres clés par filière

Filière hydraulique

 

  • Puissance installée à fin septembre 2016 : 25.479 MW
  • Production annuelle : 58,7 TWh
  • Objectif de puissance installée à l’horizon 2018 : 25.300 MW
  • Objectif de puissance installée à l’horizon 2025 : entre 25.800 et 26.050 MW
  • Leaders européens : France : 25.500 MW,  Italie : 22.000 MW, Espagne : 20.000 MW

- En Europe, c’est la Norvège qui est première avec 31.000 MW représentant 96 % de sa production totale d’électricité. 

Filière photovoltaïque

 

  • Puissance installée à fin septembre 2016 : 7.017 MW
  • Production annuelle : 7,7 TWh
  • Objectif de puissance installée à l’horizon 2018 : 10.200 MW
  • Objectif de puissance installée à l’horizon 2025 : entre 18.200 et 20.200 MW
  • Puissance installée dans l’Union Européenne : 94.600 GMW
  • Leaders européens : Allemagne : 40.000 MW,  Italie : 19.000 MW, Royaume Uni : 9.000 MW

Filière éolienne

 

  • Puissance installée à fin septembre 2016 : 11.166 GMW
  • Production annuelle : 21.343 GWh
  • Objectif de puissance installée à l’horizon 2018 : 15.000 MW
  • Objectif de puissance installée à l’horizon 2025 : entre 21.800 et 26.000 MW
  • Puissance installée dans l’Union Européenne : 143 GM
  • Leaders européens : Allemagne : 45.000 MW, Espagne : 23.000 MG,  Royaume Uni : 14.000 MW

Filière biomasse

 

  • Puissance installée à fin septembre 2016 : 408 MW
  • Production annuelle : 2.270 GWh
  • Objectif de puissance installée à l’horizon 2018 : 540 MW
  • Objectif de puissance installée à l’horizon 2025 : entre 790 et 1.040 MW

Filière biogaz

 

  • Puissance installée à fin septembre 2016 : 385 MW
  • Production annuelle : 2.131 GWh
  • Objectif méthanisation seule  2018 : 137 MW
  • Objectif méthanisation seule  2025 : entre 237 et 300 MW

Filière déchets urbains renouvelables

 

  • Puissance raccordée à fin 2015 : 41.000 MW
  • Production annuelle : 1.762 GWh
  • Objectif de puissance raccordée à l’horizon 2018 : 52.000 MW
  • Objectif de puissance raccordée à l’horizon 2025 : entre 70.000 et 78.000 MW

Filière énergies marines renouvelables

 

  • Puissance installée à fin septembre 2016 : 241 MW
  • Production annuelle : 487 GWh
  • Objectif de puissance installée à l’horizon 2018 : 500 MW
  • Objectif de puissance installée à l’horizon 2025 : 3.000 MW
  • Leaders européens :  Royaume Uni : 5.104 MW, Allemagne : 3.295 MW, Danemark : 1.271 MW

Filière géothermie

 

  • Puissance installée à fin septembre 2016 : 17,2 MW
  • Production annuelle : 92 GWh
  • Objectif de puissance installée à l’horizon 2018 : 25 MW