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Travaux de rénovation énergétique

Publié le 09.06.2016

L’ADEME, en publiant les résultats de la campagne 2015 de l’Observatoire permanent de l’amélioration énergétique du logement (OPEN) rend compte des travaux effectués par les ménages français entre  2012 et 2014 sur les logements individuels privés (maisons individuelles et parties privatives des appartements).

Les travaux pris en compte dans cet observatoire sont ceux présentant un potentiel impact sur la performance énergétique du logement. Ils sont regroupés en 5 postes de travaux : chauffage, eau chaude sanitaire, fenêtres, isolation des murs, isolation de la toiture/des combles.


Les chiffres clés

 

  • 3,5 millions de rénovation achevés en 2014 dont 288.000 rénovations qualifiées de « performantes » ou « très performantes ».
  • Ces rénovations représentent une dépense totale de près de 35 milliards d’euros (tous types de travaux confondus, et quel que soit le niveau de performance de la rénovation).
  • La dépense moyenne par ménage s’élève à près de 10.000 €, mais les aides financières ont permis de diminuer la facture des travaux de rénovation des ménages de 17 % en moyenne (soit d’environ 1.700 €).
  • Ce sont les travaux sur les fenêtres qui touchent le plus de logements, mais ce sont les travaux sur la toiture et/ou les combles qui génèrent la dépense totale la plus importante.

 

Focale

 

Qualification des travaux

Cinq postes sont retenus par l’étude :

  • Chauffage : le remplacement d’un système de chauffage
  • Eau Chaude Sanitaire : le changement du système de production d’Eau Chaude Sanitaire
  • Fenêtres : le remplacement de fenêtres
  • Murs : les travaux sur les murs donnant sur l’extérieur
  • Toiture / combles : les travaux sur toitures ou combles

OPEN propose une classification en 4 niveaux :

  • Faible : lorsque que les travaux de rénovation énergétique des logements n’ont que très peu d’effet en termes d’efficacité énergétique ou sont simplement de nature « complémentaires » à des travaux d’embellissement ou d’entretien.
  • Moyen : lorsque que les travaux de rénovation énergétique des logements ne concernent qu’un des 5 postes étudiés.
  • Performant : lorsque que les travaux de rénovation énergétique des logements concernent au moins deux des postes étudiés sont concernés.
  • Très performant : lorsque que les travaux de rénovation énergétique des logements concernent plus de deux des postes étudiés.

 

Nature des travaux

Le remplacement de fenêtres arrive en tête avec 1.212.000 logements concernés. Sur ce poste, seulement 1/3 des travaux peuvent être qualifiés de « performants ».

En second les travaux sur les murs, avec 1.072.000 logements concernés. Toutefois ses travaux  ne sont que trop rarement accompagnés par une isolation thermique, quelle soit intérieure ou extérieure.

Viennent ensuite :

  • les travaux de toitures ou des comblesl (1.060.000 logements concernés). Ils occasionnent dans 47 % des cas des actes « performants » en matière d’efficacité énergétique.
  • les travaux sur les systèmes de chauffage (998.000 logements concernés) constituent le second poste (dans  36 % des cas) en termes de travaux « performants ».

 

Coût des travaux

Si la moyenne  s’élève précisément à 9.978 €, l’étude révèle que les rénovations « performantes » ou très performantes (plus de 25.000 € en moyenne) s’avèrent près de 5 fois plus onéreuses que les rénovations « faibles » (5.455 € en moyenne).

 

Profil des investisseurs

Dans près de 9 cas sur 10, les travaux de rénovation sont réalisés par des ménages propriétaires (ce taux s’élève à 98 % dans le cas des rénovations énergétiques performantes et très performantes). «L’investisseur» est donc le bénéficiaire des économies générées par la rénovation.

L’achat du logement représente une opportunité de réaliser des travaux pour 11 % des ménages interrogés. Cette proportion se révèle deux fois plus importante pour les foyers ayant réalisé des travaux performants ou très performants (21 %). Les logements ayant fait l’objet de rénovations, et encore davantage de rénovations énergétiques performantes ou très performantes, sont les maisons individuelles.

D’autre part, les ménages qui ont fait des travaux de rénovation occupent davantage des logements anciens (construits avant 1975), logiquement moins performants énergétiquement et majoritairement classés E/F/G sur l’échelle du Diagnostic de Performance Energétique (DPE).

 

Facteurs déclenchant

Les facteurs déclencheurs des travaux de rénovation varient selon le niveau de rénovation réalisée. Ainsi, lors d’une rénovation performante ou très performante les ménages souhaitaient en priorité : 

  • Accroitre le confort thermique de leur logement (bénéfice sensiblement constaté dans 64 % des cas après les travaux, et un peu constaté dans 34 % des cas),
  • Réduire le montant de leurs factures énergétiques (effectivement observé dans 50 % des cas suite aux travaux, et 46 % pensent le constater prochainement) ;
  • Et, dans une moindre mesure, remplacer un appareil vétuste (48 %). Dans le cas de rénovation « faible », au contraire, il s’agit bien là du premier facteur déclenchant.

La Valorisation de son patrimoine constitue une motivation plus secondaire (28 %). La faible différence entre ce pourcentage et celui observé pour les rénovations faibles laisse également penser que la notion récente de «valeur verte» peine à s’inscrire dans les mentalités.

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