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RÉNOVATION : Seul un quart des travaux réalisés ont un impact énergétique

Publié le 14.11.2018

Selon les résultats de la dernière enquête TREMI (Travaux de rénovation énergétique des maisons individuelles) menée par l'Ademe, seules 25 % des rénovations achevées à la fin 2016 ont eu un impact énergétique significatif, sous la forme d'un changement de classe et 5 % ont eu un impact énergétique important avec un saut de deux classes ou plus. Un constat en total décalage par rapport aux ambitions des pouvoirs publics.

La rénovation énergétique des bâtiments est une des priorités gouvernementales qui vise, au travers du Plan de Rénovation énergétique des bâtiments présentés en avril 2018, une éradication des passoires énergétiques d’ici 2025 et un parc de logements au niveau BBC (Bâtiment Basse Consommation) à l’horizon 2050.

Dans le cadre de ce plan, l’ADEME et le Ministère de la Transition écologique et solidaire ont lancé la campagne FAIRE en septembre dernier pour informer et accompagner les Français pour la rénovation énergétique de leur logement et améliorer la lisibilité des services publics (État, collectivités territoriales, associations) pour la rénovation énergétique.

L'Ademe vient de publier les résultats de l'enquête TREMI 2017. Celle-ci a été menée auprès de 29.253 ménages résidant dans des maisons individuelles en France continentale, et ayant achevé en 2016 des travaux de rénovation lancés entre 2014 et 2016.

Sur ces trois ans, 5,1 millions de ménages  en maisons individuelles ont réalisés des travaux de rénovation susceptibles « d’embarquer la performance énergétique », (soit 32 % du parc de maisons individuelles) pour un coût total engagé de près de 60 milliards d’euros.
L'étude dresse le panorama des travaux réalisés, et au-delà met en évidence les motivations, les freins des ménages et les aspects financiers.

Un décalage important entre la perception des ménages et la réalité de l'impact énergétique.

Seulement 260.000 de ces rénovations (soit 5 % du total) ont permis un gain énergétique représentant un saut de deux classes du DPE. Une opération sur cinq (20 %) a permis de faire gagner une classe.

Les 75 % restants n’ont pas vu leur DPE modifié après les travaux  alors que ceux-ci portent bien sur des postes de travaux qui permettent d’améliorer la performance énergétique du logement.
Pour autant, 83 % des ménages ayant réalisé des rénovations estiment que les travaux ont amélioré le confort thermique de leur logement et encore plus surprenant 61 % observent des réductions des dépenses énergétiques dès la fin des travaux.

Un décalage de perception qui a lui seul met en évidence l’ampleur de la tâche à accomplir pour réaliser la transition énergétique.

L’amélioration du confort constitue le principal motif de réalisation de travaux (78 %) devant la réduction de la facture énergétique (49 %). La valorisation de son patrimoine ou l’engagement environnemental arrivant loin derrière (respectivement 31 %  et  14 %).

Fait marquant

74 % des ménages ayant réalisé des travaux déclarent qu’un évènement a déclenché les travaux (77 % chez les ménages dont les travaux permettent au moins deux sauts de classe énergétique).
Le remplacement d’une installation en panne (vétuste ou en mauvais état) ou un sinistre (dégât des eaux) est le premier facteur déclencheur d’où l’importance réitérée de la sensibilisation et de la formation des installateurs. A ce propos, l’Ademe suggère que les assureurs soient à leur tour associés à l’effort de formation conduit par les pouvoirs publics.

L'accompagnement des ménages n'est pas à la hauteur des besoins exprimés.

Seuls, 15 % des ménages ayant réalisé des travaux ont bénéficié d’un accompagnement et d’information (17 % chez les ménages ayant réalisé des travaux permettant 2 sauts de classe énergétique ou plus).
29 % déclarent avoir manqué d’accompagnement (36 % chez les ménages ayant réalisé des travaux permettant 2 sauts de classe énergétique ou plus).
C’est un autre constat important de l’enquête qui peut expliquer, pour partie, pourquoi la performance des travaux effectués n’est pas au rendez-vous et que notamment la ventilation soit la grande oubliée dans la programmation des travaux.

Fait marquant

Seulement 3 % des interviewés déclarent avoir bénéficiés des services d’un bureau d’études et 3,7 % d’un architecte.

La performance des travaux n’est pas au rendez-vous

Ainsi, si l’enquête montre que les ménages adoptent de plus en plus les bons  comportements pour gagner en efficacité énergétique comme le fait de privilégier l'isolation du bâti (fenêtres, toitures et isolation des murs constituent le trio de tête des travaux réalisés) avant le changement de chauffage ou d’engager à 65 % des bouquets de travaux (consistant à agir sur au moins deux postes de travaux à la fois) elle constate que dans le même temps que la performance n’est pas au rendez-vous.
Ainsi, à titre d’exemple seuls 1/3 des  travaux sur les toitures et combles se révèlent performants, ratio qui tombe à 1/6 pour les travaux sur les ouvrants et les murs.

Fait marquant

Si l’on fait une focale sur les travaux qui viennent en tête dans l’enquête, à savoir le remplacement des fenêtres réalisé dans 54 % des logements rénovés, 67 % le sont avec du double vitrage simple, 35 % seulement avec du VIR, la référence depuis le début des années 2000. Manque d’information ? Manque d’accompagnement ?

Existence d’un gap important en termes de coûts des travaux

Selon l’enquête, le coût moyen des travaux pour gagner un niveau est de 15.900 euros par logement, et de 25.900 euros pour en gagner deux niveaux alors qu’il n’est que de 9.700 euros pour un DPE stable. Ces chiffres reflètent le surcoût qui peut exister entre des travaux de rénovation véritablement efficaces énergétiquement et des travaux plus classiques.

Ce dernier point est sans doute à mettre en relation avec une autre observation de l’enquête selon laquelle de nombreux ménages ayant réalisé des travaux, et envisageant d'en refaire à l'avenir, ne passent pas à l'acte tout simplement parce qu'ils n'en ont pas les moyens.

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